SANG ET STUPRE AU LYCEE

SANG ET STUPRE AU LYCEE

ACKER KATHY
Editeur : VIALLET
Collection : LITTERATURE
Date de parution : /01/2021
Format : 204x155

[ean : 9782918034049]

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22.50 €

Roman postmoderne subversif, philoso- phique, poétique, Sang et stupre au lycée relate les aventures tragi-comiques de la jeune Janey Smith, punkette à l'érudition débridée.Sang et stupre au lycée est un conte philoso- phique voltairien, un roman d'apprentissage intertextuel qui retrace avec facétie les mésa- ventures de Janey Smith à la façon d'un journal intimeJaney, dix ans, vit à Mérida, au Mexique avec Johnny, son père, qu'elle considère comme «un petit ami, un frère, une soeur, des revenus, une distraction et un père» (décrivant leur liaison incestueuse sur le mode du vaudeville blasé) jusqu'à ce qu'il la quitte. Elle rejoint New York, où elle découvre le punk rock et le Lower East Side, donnant à voir ce Manhattan aujourd'hui mythique (le roman prend alors des accents sociaux et anticapitalistes). Elle s'adonne à l'écriture de poèmes, subit plusieurs avortements, vend des muffins, attrape une MST, rejoint un gang... Enlevée, puis vic- time de la traite des Blanches, elle réécrit La Lettre écarlate, traduit Properce, apprend la langue et la calligraphie persanes. Libérée, elle rencontre Jean Genet à Tanger, avec qui elle entretient une liaison torride, avant de partir pour AlexandrieSang et stupre au lycée - roman de jeunesse de Kathy Acker - opère comme un manifeste qui contient en germe toute son oeuvre. C'est le laboratoire où elle met au point le protocole des expérimentations stylistiques, des jeux avec le canon littéraire, et des thèmes qui lui resteront chers. Le foisonnement formel (collage, plagiat, diatribes sophistiques, farce, contes, saynètes drolatiques, poèmes, dessins, cartes des rêves...) offre une ode au langage et au pouvoir de la littérature. Les thématiques abordées deviendront fétiches (le désir, le sentiment amoureux vécu comme souffrance, l'invention de soi, la révolte contre la brutalité sociale, le refus de toute assignation identitaire et genrée, l'émancipation par la puissance de l'imaginaire, la fantaisie et la poésie...) Le fil conducteur de ce roman pulvérisé, traversé par un humour noir ravageur, réside dans la fraîcheur survoltée de la voix narrative, d'une juvénilité revigorante, irrévérencieuse et érudite, onirique et autobiographique, pillarde et surdouée.
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